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Quand l'ESCP-EAP Europe s'occupe des enfants de 2 à 11 ans via l'EPIM
Article paru dans The ESCP-EAP Magazine de juin 2009, page Business Concept : "International dès la maternelle, c'est possible !
Vous rêviez d'une école qui permette à vos enfants d'être comme chez eux à l'autre bout du monde ? Plus besoin d'attendre pour préparer ses études à l'ESCP-EAP, car avec l'EPIM, c'est possible dès 2 ans ! La fondatrice de l'EPIM (Promo EAP 90) en a rêvé et elle l'a fait : elle a fondé l'Ecole Privée Internationale de Méditerranée et ses deux établissement maternelles et primaires à Marseille et à Aix-en-Provence. Ses deux petits garçons (7 et 4,5 ans) en profitent déjà : ils apprennent et rêvent aujourd'hui en deux langues."
[09/06/2009]

Texte de l'article :
Fonder
une école internationale, voire deux, ne relève pas du fruit du hasard. C'est
un long cheminement, l'aboutissement d'une réflexion au fil des ans. Cela a
commencé avec les études à l'EAP, où l'on est amené à pratiquer les différents
systèmes éducatifs européens. C'est ensuite une carrière passée dans un groupe
américain en Suisse alémanique, où l'on jongle en permanence avec trois langues
et découvre que le critère de décision du cadre dirigeant avant d'accepter une
mutation à l'étranger est de trouver la bonne école pour ses enfants. Tout cela
conduit naturellement à souhaiter voir ses enfants scolarisés dans une école
internationale, tandis que l'on apprend que, outre la pratique des langues,
elles forment des esprits ouverts, curieux et très adaptables. Enfin, mon
compagnon étant originaire de la région marseillaise, notre souhait était de
nous y installer à terme.
L'idée donc a finalement
germé de créer notre propre école internationale dans cette deuxième ville de
France qui n'en possédait pas et qui s'ouvrait, de plus en plus, à
l'international.
Les
études de marché qualitative, quantitative, étude du mécanisme d'achat, choix
de l'emplacement, des scénarii financiers et plans d'investissement, ont montré
un potentiel important et ont confirmé la faisabilité du projet. Il s'est alors
agit de trouver des locaux appropriés dans les quartiers sélectionnés, et de démarrer
l'activité en convaincant les premiers parents de notre sérieux, tandis que
l'école ne fonctionnait pas encore.
Nous avons ensuite sélectionné le
programme que nous souhaitions dispenser. Celui choisi prépare les enfants à
l'obtention du baccalauréat international (IB). Les matières abordées diffèrent
peu de nombreux programmes nationaux, par contre les méthodes d'apprentissage
sont bien différentes : on travaille sur le raisonnement de l'enfant à
travers le questionnement, l'objectif étant à terme d'aboutir à une somme de
compétences et non de se limiter à l'acquisition de connaissances. L'école
permet alors à chaque enfant d'atteindre son plein potentiel intellectuel,
social, émotionnel et artistique, mais aussi de développer le respect, la
compréhension mutuelle, la responsabilité personnelle et l'intégrité. C'est aussi
grâce à ce cheminement que l'on guide l'enfant vers l'autonomie et
l'adaptabilité. Le programme est dispensé en deux langues, pour moitié en
français et pour moitié en anglais. Chaque enfant a donc au minimum deux
maîtresses, une anglophone et une francophone, qui se partagent le programme,
sans parler des intervenants spécialisés, en arts notamment. La cohérence
d'ensemble du programme est assurée par une coordinatrice pédagogique non
enseignante.
Nous nous sommes entourés
d'institutrices expérimentées, certaines d'entre elles ayant une connaissance
approfondie du PYP en écoles internationales (première partie du programme
préparant à l'IB), les autres étant issues de l'Education Nationale Française,
afin de nous assurer du respect des exigences du programme national. En effet, une
des valeurs ajoutées de notre école internationale est son bilinguisme, alors
que la plupart des 1600 autres écoles internationales dans le monde est
monolingue anglaise.
L'école maternelle a alors démarré
doucement en septembre 2004. Elle a déménagé deux fois et, malgré cet
inconfort, les inscriptions se sont consolidées tout au long des années,
jusqu'à l'aménagement dans les locaux actuels de 500 m² où notre capacité
d'accueil nous permet un effectif maximal de 45 élèves.
C'est d'ailleurs au titre de cette
faible capacité d'accueil que nous avons commencé à envisager d'étendre nos
services à un deuxième établissement dans la région. Cette perspective s'est
ensuite très vite concrétisée, alors que la qualité de l'enseignement
international que nous dispensions était de plus en plus reconnue dans toute la
région provençale au travers de ses institutions et de sa population
internationale. Le succès de l'audit de l'ECIS, Conseil Européen des Ecoles Internationales,
venu contrôler la légitimité de notre démarche, sa parfaite formalisation et la
performance de nos résultats, achevait de nous convaincre de nous positionner
aussi bien comme acteur économique sérieux de la région, que comme école
internationale solide et reconnue.
Aujourd'hui, nous pouvons ainsi
pratiquement dire que c'est à la demande des parents internationaux que nous ouvrons
un deuxième établissement dans la région aixoise, sur les mêmes principes que
notre école à Marseille, mais dans des locaux bien plus grands. Le succès de nos deux écoles confirme ce crédit que
nous avons acquis au fil des ans.
Enfin, le dernier témoignage, et non
des moindres, de l'intérêt et de la reconnaissance que portent les
institutions, jusqu'aux plus grandes, à notre travail a été la présence
professionnelle et amicale de la
Vice-Présidente France de United World Colleges (
www.uwc-org), sous l'égide des Nations-Unis, lors
d'une conférence qu'elle a tenue au cours de la soirée inaugurale. C'est
d'ailleurs dans le cadre de ce rapprochement que nous avons fait la
connaissance d'une ancienne de l'ESCP, Marie-Aude Stocker, DRH chez Cartier.
Comme quoi, l'éducation internationale suscite beaucoup de vocations au sein
des grandes écoles !
C'est souvent, en effet, après avoir vécu
à l'international que l'on comprend véritablement la nécessité presque vitale
de préparer les enfants le plus tôt possible à agir dans un monde devenu
global. Et à ce titre, une de nos principales satisfactions demeure de voir nos
deux enfants de 4 et 7 ans grandir dans ce paysage international, et de les
regarder s'épanouir tous les jours dans leur scolarité tout en profitant de la
qualité de la vie en Provence.